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| brezhoneg en arvar e skolioù Douarnenez : sinadeg - Le breton en danger dans les écoles de Douarnenez : signature en ligne.
DA VEZAÑ SKIGNET / A FAIRE CIRCULER
SIGNEZ LA PETITION -> http://www.petitionenligne.fr/petition/pour-le-maintien-des-cours-dinitiation-au-breton-dans-les-ecoles-de-douarnenez/95
Initiation au breton. Les parents dans la rue
Samedi matin, le «Collectif pour le maintien des cours d'initiation au breton dans les écoles de Douarnenez» est venu en mairie pour demander à être reçu. En vain.
«Nous en arrivons là parce que nous n'avons pas de réponse à nos courriers pas plus qu'à nos appels téléphoniques», résumait une maman de Victor-Hugo. «Même chose en ce qui concerne les directeurs des trois écoles concernées», ajoutait la directrice de François-Guillou. «Et à quoi sert le nouveau directeur de cabinet, s'il ne peut même pas parler pour le maire?» s'énervait un papa de cette même école.
«C'est au maire de s'exprimer»
Mais Philippe Paul a fait savoir par téléphone aux agents à l'accueil qu'il ne viendrait pas car il était pris à Plogoff (il a participé à un rallye moto de la gendarmerie, NDLR). La délégation a alors voulu rencontrer l'élu de permanence, en l'occurrence William Boulic. Ce dernier était injoignable. Il nous a fait savoir dans l'après-midi qu'il participait à une réunion en préfecture au sujet des Algues vertes et que sa permanence était assurée par Claudine Brossard, adjointe à la culture. Également sollicitée par le collectif, celle-ci a indiqué ne pas être compétente sur le dossier. Dans l'après-midi, elle nous a précisé que c'était «au maire de s'exprimer». Soit. Mais au final, force est de constater que ce dernier n'est pas prêt au dialogue. Et ce collectif n'est pas le seul à en faire les frais. Des associations relaient ce même constat de porte close. Stratégie ou manque de courage politique? La question reste posée.
«Dalc'h Mad»
Décontenancé mais déterminé, le collectif a alors décidé d'improviser, sous l'oeil amusé de deux gendarmes, une séance d'initiation au breton dans le hall de la mairie. «Celle là, on ne nous l'enlèvera pas» a glissé l'animateur. Les enfants ont chanté et montré, dans la bonne humeur comment se déroulait une initiation. Gérard Alle, qui fait partie du comité en tant que parent a lu un texte écrit par le bretonnant Hervé Corbel. Un texte en rapport avec l'actualité du week-end (l'appel du 18juin) et la devise de la ville, «Dalc'h mad» («Tiens bon» en breton). «C'est ce que l'association Mervent et tous les jeunes et moins jeunes bretons, conscients et résistants, font aujourd'hui en apprenant le breton» a-t-il notamment écrit. Le groupe est ensuite descendu se mêler à la foule du marché place des halles, pour refaire une seconde initiation, sous l'oeil des badauds et celui des caméras de France 3, sans oublier les micros de France Bleu (notre photo). Une pétition a circulé et continue de circuler sur internet. Hier soir, Plus de 600 signatures étaient comptabilisées.
Initiation au breton. Philippe Paul avait dit oui
En décidant d'en finir avec l'initiation au breton à l'école primaire, la majorité municipale a ouvert les hostilités, au-delà des frontières de la ville...
André Le Gac (Finistère à gauche) est le conseiller général délégué à la langue bretonne depuis 2005. À ce titre, c'est lui qui préside la commission qui attribue les aides aux divers dispositifs en faveur du breton.
«Il avait voté pour»
La convention qui lie le conseil général et la ville de Douarnenez pour l'initiation au breton dans les écoles et qui est dénoncée aujourd'hui (Le Télégramme de mardi), a été signée en 2007 au sein de cette commission. À l'époque, Monique Prévost était maire de la ville et PhilippePaul, conseiller général du canton. «À ce titre, il avait voté pour le dispositif», se souvient aujourd'hui André Le Gac. «Il faisait partie de cette commission et, s'il y a bien un sujet qui fait généralement l'unanimité entre gauche et droite au Département, c'est la défense du breton. J'ai téléphoné ce matin (hier, NDLR) à la mairie de Douarnenez pour le rencontrer. J'ai appris qu'il ne serait là que la semaine prochaine mais j'espère bien le convaincre de revenir sur cette décision». Et l'élu de rappeler que ce dispositif fait partie d'un programme global de promotion de la langue bretonne dans le département, qu'il est validé par l'Inspection académique et qu'il concerne 8.500 écoliers. «Il permet la connaissance du breton de manière ludique», résume André Le Gac.
Penn Sardin, Douar ar Enez, Port-Rhu...
«À Douarnenez, le breton n'est pas une langue étrangère, argumente l'élu du département. Il est encore très présent! Il y a Daoulagad Breizh, les classes bilingues... Ce programme permet aux maîtres des écoles qui le souhaitent d'aider les enfants à comprendre leur environnement. Douar an Enez, Penn Sardin, Port-Rhu... Ou encore les noms des rues, les noms de famille des enfants eux-mêmes! Expliquer tout ça, c'est ancrer les enfants chez eux, pour mieux partir ensuite dans le monde. Car pour parler une langue étrangère, il faut comprendre la sienne. Quant au coût, cela revient au contribuable douarneniste à 1,17 ? par élève de l'heure. Je trouve que ça vaut le coup. Ce serait dommage que Douarnenez ne continue pas, qu'il n'y ait plus rien. À Kerlaz, Pouldergat, Audierne, Locronan, Plouhinec et d'autres, cela n'a pas été remis en question».
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